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Le Grand Mystére des jumeaux
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Ange Déchu
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MessagePosté le: Ven 13 Mai - 21:22 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

BRUNO a écrit:
ce que je ne comprends pas, pourquoi certaines personnes ressentent quelque chose quand leur jumeau est vicitime d'un accident ou autre evenement ?






Ce sont les liens très forts qui unissent ces deux personnes, Bruno, la télépathie est fréquente chez les jumeaux. La télépathie et ils peuvent être empathique entre eux. 
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MessagePosté le: Ven 13 Mai - 21:22 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Jenni
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MessagePosté le: Sam 29 Oct - 22:48 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

je suis maman de jumeaux dizygotes (fille et garçon)  de 7 ans , ils ont des caractères très différent, tout en étant complémentaire et très complice.
 
très tôt ils ont communiqué entre eux ,c'était marrant, on ne comprenait rien mais eux se comprenaient très bien!
 
on vois bien la différence avec leur frère et leur sœur, ce n'est vraiment pas le même lien qui les uni!
 
mais je croit que ce lien viens surtout du fait que ce sont deux bébés qui ont grandi en même temps, vécu les même choses et jouer aux même choses.
 
avec des jujus, c'est difficile de vraiment séparer les activités, on a pas trop le choix que de donner la panade en même temps (une cuillère a un, puis une cuillère a l'autre sinon ça hurle lol) et pour les jeux c'est pareil, ils n'affrontent pas non plus  les nouvelles choses seul ; tout ça crée certainement un lien en plus a mon avis.
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stephanie
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MessagePosté le: Dim 30 Oct - 00:16 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

Merci Jenni. Dis donc ça ne doit pas être évident à gèrer les jumeaux. C'est tellement mystérieux ce lien qui les unis. Je trouve que c'est un peu une fusion entre eux comme la maman et son bébé.

Est ce que tu penses qu'ils communiquent entre sous une forme de "télépathie"? Si tu peux un peu nous expliquer ce que tu peux observer, n'hésite pas .

Au plaisir

Stéphanie
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Jenni
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MessagePosté le: Dim 30 Oct - 02:10 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

pour moi ça a surtout été difficile a gérer quand ils étaient bébés, j'ai pas beaucoup dormi ,puis un peut avant deux mois ils ont attrapé la coqueluche ,j'ai eu mes deux bébés tout bleus dans mes bas, j'ai failli les perdre mais j'ai heureusement eu les bons reflex sur le moment ; ils ont passé 3 semaines a l'hôpital(2 semaines en soins intensif)  , ça n'a pas aider a ce que ce soit facile...
 
mais après (quand ils font leur nuits) on attrape un rythme et ça va.
 
pour moi une télépathie je ne crois pas vraiment, disons que c'est plus comme quand on connais bien quelqu'un, on se regarde et on se comprend sans un mot, pour les miens c'est un peut ça en un peut plus fort.
 
mais en même temps j'ai toujours essayé des les individualisé , je ne les appellent jamais les jumeaux, c'est toujours chacun par leur prénoms, pour les vêtements j'ai moins eu de soucis comme j'ai un garçon et une fille même si j'avoue que bébé ils était souvent assorti .
 
mais sinon ils vont toujours prendre l'autre en compte(c'est parfois embêtant, on a du les séparer de classe cette année car a deux ils préféraient rester dans leur monde que de travailler) , parfois ils se tirent dans les pattes lol mais ils s'inquiètent tout de suite quand l'autre a un souci(j'ai déjà eu droit a de grosses crises de larmes et de panique)  quand l'un fait une bêtise, l'autre ne va pas hésiter a mentir pour le protéger.
 
une autre chose qui montre a quel point ce lien est fort, c'est qu'en général quand ils sont petits, les petits garçons et les petites filles disent que plus tard ils veulent se marier avec papa ou maman alors que eux voulaient se marier ensembles . lol 
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carrie
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MessagePosté le: Dim 30 Oct - 11:06 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

rooo ça doit etre trop mignon !!!

j'imagine que c'est une organisation assez importante à mettre en place
ils ont quels age?
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stephanie
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MessagePosté le: Dim 30 Oct - 11:21 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

Merci pour tes réponses Jenni, comme le dit carrie, bonjour l'organisation. C'est vrai que c'est mignon mais quand ils rentrent à l'école, cela pose problème si ils sont dans leur petit monde rien qu'à eux, ca doit pas etre évident. 
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Jenni
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MessagePosté le: Dim 30 Oct - 14:31 (2011)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

ils ont 7 ans et j'ai aussi un plus grand et une petite donc oui, tout doit être organisé sinon on est vite débordé mais ça reste une merveilleuse aventure.
 
j'avais jamais rêvé avoir des jumeaux, pourtant, dès que je suis tombé enceinte d'eux, j'était persuadée que j'attendais des jumeaux! c'est mon homme qui est tombé de haut en voyant le 1ère écho lol
 
après quand on va promener avec la grosse poussette, on doit s'adapter a être l'attraction, j'ai même des gens qui me couraient après en me criant d'arrêter la poussette juste pour voir les deux bébés lol
 
ensuite quand ils ne vont plus en poussette ça se calme ,a mon avis ça doit continuer quand se sont des jujus monozygotes mais la ma fille était très fine, alors que mon garçon était plutôt boulette donc ils ressemblaient plus a des enfants rapproché.
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vale66
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MessagePosté le: Ven 27 Avr - 22:39 (2012)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

je suis maman aussi de faux jumeau garçon et fille et je les appelle les inseparable car quand il ne sont pas ensembles ils sont triste et n'arrete pas de reclamer l'autre encor plus ma fille que lui mais que personne ne touche a sa soeur car il dit que c'est sa soeur a lui tous seul .
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Dam's
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MessagePosté le: Sam 28 Avr - 09:30 (2012)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux Répondre en citant

hello tout le monde

Qu'est-ce donc ce phénomene scientifique des jumeaux ?

Ces deux personnes identiquements ressentent les mêmes besoins et meme , ressente les mêmes objectifs, même si ceux ci ont été séparée à la jeune enfance (5ans) ces deux personnes font presque le même parcours de la vie , mais pourquoi ??

Cela est du au même marque d'ADN entres les deux individus, que ce soit, point de vue structure du cerveau ainsi que les différents systèmes sanguins des deux personnes.

La personne A va faire la chimie, la personne B fera également chimie, hors ces deux personnes, ce sont séparés à l'age de 5ans, les jumeaux parfait , sont deux personnes pareilles, ils sont les mêmes idées de départ, ils sont pareilles, quoi que !

Les faux jumeaux, c'est autre chose, de sexe différent, ils sont chacuns leurs visions de la vie, différente, et HEUREUSEMENT d'ailleurs, c'est cela qui fait qu'il sont différents, le sexe, l'un aime le rose, l'autre aime le bleu, c'est normal, il y a que la structure physique qui peut être pareil, soit la fille a beaucoup d'hormone masculin et sera moins jolies, soit le garçon aura plus d'hormones féminins et sera beau comme une fille, ça dépend, mais généralement, les deux individus se ressemble point de vue, physique, pense les mêmes choses parfois, mais ne sont pas identique.

Le secret des jumeaux, n'est pas une chose inconnue dans le monde scientifique quand nous le respectons, en voici la preuve en vidéo



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L'apport réel des études sur les jumeaux
  
Les généticiens du comportement sont convaincus que la nature leur a offert une expérience idéale : l'existence de « vrais » jumeaux leur permettrait d'isoler, pour de nombreux traits comportementaux humains, les composantes génétiques qui, dans la population générale, demeurent noyées dans le bruit de l'environnement. L'examen attentif des hypothèses sous-jacentes à ce type d'études incite pourtant à relativiser fortement, voire à invalider la majorité de leurs conclusions.

  
Les études sur les jumeaux ont fourni l'un des arguments les plus forts visant à accorder une base génétique à des comportements humains. Les jumeaux « vrais » sont issus d'un seul oeuf fécondé, le zygote, qui s'est scindé en deux : ce sont les jumeaux monozygotes, génétiquement identiques. Comme eux, les jumeaux « ordinaires » (dizygotes) naissent en même temps, mais ils proviennent de la fécondation de deux ovules distincts. Ils ne se ressemblent pas plus que des frères ou soeurs ordinaires et, comme eux, ont en commun la moitié de leur matériel génétique en moyenne. Pour mesurer les influences génétiques sur le comportement, il existe deux méthodes d'étude des jumeaux.  

  
  
La première consiste à s'intéresser à des jumeaux élevés par leurs parents biologiques et à comparer les corrélations entre les comportements de jumeaux identiques avec celles constatées chez des jumeaux ordinaires. Si, pour un trait de comportement donné, les jumeaux monozygotes se ressemblent davantage que les jumeaux dizygotes, on y verra l'intervention de facteurs génétiques.  

  
  
La seconde méthode consiste à étudier des jumeaux qui, séparés à la naissance ou dans leur jeune âge, ont été élevés dans des familles différentes. On présuppose qu'il n'y a pas de corrélation entre les environnements que constituent les deux foyers d'accueil. Si cette hypothèse est valide, l'observation de fortes ressemblances entre les comportements des jumeaux séparés montrera l'importance du rôle des facteurs génétiques sur le comportement.  

  
  
A priori , l'identité de constitution génétique entre jumeaux monozygotes se présente comme une expérience parfaite que la nature aurait offerte aux spécialistes de la génétique des comportements. Comme nous allons le voir, il ne s'agit malheureusement que d'une fausse bonne idée : les faiblesses inhérentes aux études sur les jumeaux sont telles qu'elles n'éclairent guère la question de l'origine génétique des comportements.
  

  
  
Pour montrer les limitations des recherches sur les jumeaux élevés par leurs parents biologiques, examinons l'étude que Michael Bailey, de l'université Northwestern, et Richard Pillard, de l'université de Boston, ont menée sur la concordance entre les comportements homosexuels chez des frères jumeaux et non jumeaux. Cette étude est l'une des rares qui expose des problèmes méthodologiques typiques et tente de les surmonter(1). M. Bailey et R. Pillard ont découvert que, parmi les hommes homosexuels qui avaient un jumeau identique, ce jumeau était lui aussi homosexuel dans 52 % des cas. La concordance n'était que de 22 % parmi les jumeaux dizygotes. D'après l'analyse statistique, cette différence significative entre les deux pourcentages impliquerait que l'homosexualité masculine dépende fortement d'un facteur génétique.  

  
  
Les auteurs reconnaissent cependant la possibilité d'un « biais de recrutement » : le mode de recrutement des sujets aurait pu conduire à constituer, vis-à-vis du comportement en cause, un groupe non représentatif de la population générale. Pour éviter ce type de biais, quelle que soit l'étude, l'idéal serait de choisir les sujets au hasard dans la population étudiée. Dans le cas présent, il s'agit de la population des hommes homosexuels ayant un frère jumeau. Qu'ont fait M. Bailey et R. Pillard ? Ils ont recruté leurs jumeaux au moyen d'annonces publiées dans la presse pour homosexuels. Or, on peut penser que les lecteurs de journaux « gay » qui se sont portés volontaires pour participer à l'étude représentent un groupe particulier d'homosexuels. Il est possible qu'ils soient moins timides et moins inquiets que les autres à l'idée de se faire connaître, et donc prêts à s'impliquer dans une telle étude. De plus, le seul fait de lire ces journaux témoigne peut-être chez ces sujets d'une plus grande ouverture d'esprit et d'une meilleure acceptation de leur orientation sexuelle que chez d'autres homosexuels. Par ailleurs, leur accord à l'idée de participer à l'étude et leur plus grande aisance à l'égard de leur propre homosexualité traduisent peut-être le fait qu'ils ont été élevés dans un environnement plus libéral et plus tolérant. Si l'une ou l'autre de ces hypothèses est vraie, alors l'étude a probablement exclu un grand nombre de jumeaux chez lesquels la corrélation entre les deux frères concernant l'homosexualité était peut-être beaucoup plus faible. En sous-estimant la variété des environnements des jumeaux, ce biais de recrutement aurait donc pour effet de surestimer le rôle d'éventuels « gènes de l'homosexualité ».  

  
  
L'examen attentif de l'étude révèle un autre problème majeur, commun à de nombreux travaux. Comme on l'a vu, le taux de concordance pour les jumeaux monozygotes est de 52 %, contre 22 % pour les dizygotes. Mais il ne faut pas oublier un troisième chiffre : ce taux de concordance n'est que de 9 % entre frères non jumeaux. Or, on sait que les jumeaux dizygotes n'ont pas plus de similitudes génétiques que des frères nés à des dates différentes. D'après le modèle génétique, le taux de concordance devrait donc être similaire pour les jumeaux dizygotes et pour les frères ordinaires. L'observation d'une forte différence entre les résultats obtenus chez les jumeaux dizygotes et chez les frères ordinaires incite à penser que les facteurs d'environnement ont une influence significative sur le développement de l'homosexualité. Par exemple, à la différence des jumeaux, les frères non jumeaux, qui sont nés à des dates différentes, peuvent avoir été élevés dans des milieux familiaux et culturels différents. Et, surtout, ils n'ont pas grandi dans un « contexte de jumeaux » : les jumeaux coexistent en effet dans un environnement particulier qui les rend souvent très proches et où ils exercent l'un sur l'autre des influences mal connues, en tout cas différentes de celles qui existent entre frères ordinaires.  

  
  
En comparant les jumeaux dizygotes et les frères ordinaires au lieu de comparer les jumeaux dizygotes et monozygotes, on aboutit à une conclusion opposée à celle de M. Bailey et R. Pillard. On met ainsi l'accent sur les facteurs liés à l'environnement pour expliquer la différence entre les taux de concordance chez ces deux types de frères. On peut alors se demander si la différence des taux de concordance entre jumeaux monozygotes et dizygotes (52 % contre 22 %) ne pourrait pas, elle aussi, s'expliquer en partie par des facteurs de milieu.  

  
  
L'hypothèse de « l'égalité des environnements » est au coeur de toutes ces études(2) : elle exprime que le degré de partage des environnements est le même pour les jumeaux monozygotes et dizygotes. Elle s'appuie sur le fait que toutes les paires de jumeaux sont élevées au même moment de l'histoire de leur famille et de leur société. Si elle est exacte, la différence entre les taux de concordance observés chez les monozygotes et les dizygotes représenterait bien une mesure des différences génétiques.  
  
Or, il est probable que les jumeaux monozygotes et dizygotes n'ont pas véritablement le même environnement. Les jumeaux identiques se ressemblent tellement qu'il est souvent difficile de les distinguer. De ce fait, il y a de fortes chances que leurs parents les traitent de manière plus semblable qu'ils ne le feraient pour des jumeaux ordinaires. Ils ont donc sans doute un environnement familial plus semblable. Même hors du contexte familial, les jumeaux identiques, du fait de leur ressemblance, ont des chances de vivre dans des environnements plus semblables que des jumeaux ordinaires. Car les réactions envers autrui sont souvent fonction des caractéristiques physiques - la taille, le poids, la beauté, etc. Les similitudes physiques des jumeaux monozygotes, conséquences de l'identité de leurs gènes, ont toutes les chances de susciter chez les autres des réactions similaires. Et ces similitudes peuvent, à leur tour, renforcer encore les ressemblances comportementales des jumeaux monozygotes. La similitude souvent étonnante entre les comportements de jumeaux identiques peut donc être due aussi bien au fait qu'ils ont les mêmes gènes qu'à la grande ressemblance de leurs environnements.  

  
  
Un débat sémantique important intervient ici, où l'on voit que les gènes exercent leur influence par l'intermédiaire des caractéristiques physiques et des réponses de l'environnement à ces caractéristiques. La question est de savoir s'il faut attribuer ces effets dits de « covariance gènes-environnement(3) » aux gènes ou à l'environnement. Selon nous, puisque ces covariances résultent de l'action de l'entourage et non de l'action directe des gènes, les effets de covariance gènes-environnement doivent être considérés comme des effets de l'environnement. Les traits culturels d'une société donnée à un moment particulier de son histoire peuvent influer fortement sur les réponses « déclenchées » dans la société en réaction aux caractéristiques physiques ou comportementales des jumeaux.  

  
  
L'ensemble des environnements auxquels ont accès les jumeaux dépend de la société et des gens avec lesquels ils interagissent. Il ne résulte pas des gènes des jumeaux. Dans certaines cultures, les personnes trop grosses sont objet de moqueries ; dans d'autres, elles sont admirées. Il nous semble plus approprié de considérer comme des effets de l'environnement ces caractéristiques potentiellement modifiables de l'interaction entre les jumeaux et leur famille, la société et la culture. Parmi les similitudes entre comportements et personnalités des jumeaux monozygotes, certaines sont le résultat direct des similitudes de l'environnement et non un effet direct des gènes. A l'évidence, en considérant les covariances gènes-environnement comme un effet de l'environnement, on réduit le rôle que les différences génétiques paraissent jouer pour expliquer les différences de comportement.  

  
  
A l'inverse de notre proposition, la plupart des généticiens du comportement considèrent les covariances gènes-environnement comme des effets génétiques. Ils suivent en cela Thomas Bouchard, psychologue de l'université du Minnesota (voir dans ce numéro, l'article de Th. Bouchard), qui explique : « Les jumeaux [identiques] tendent à susciter, choisir, rechercher ou créer un environnement très similaire et, dans cette mesure, l'impact de ces expériences est considéré comme une influence génétique(4). »
Nous laissons ici au lecteur le soin de faire sa propre opinion...   

  
  
Diverses études se sont attachées à tester l'hypothèse de l'égalité des environnements(5,6). La comparaison entre des jumeaux ordinaires d'apparences physiques relativement dissemblables et des jumeaux ordinaires très ressemblants, parfois même pris pour des jumeaux identiques, devrait apporter une réponse. Cette erreur des parents et des médecins sur les jumeaux dizygotes devrait conduire à ce que ces jumeaux aient le même environnement familial, comme les jumeaux monozygotes. Toutefois, les rares études menées sur ce sujet n'ont pas abouti à des résultats très clairs(2). Les chercheurs ont aussi tenté d'évaluer dans quelle mesure les jumeaux identiques recevaient le même traitement et la même éducation afin de savoir si cette similitude était corrélée à leur similitude de comportement. Ces travaux se fondent sur les souvenirs des enfants et des parents. Les mesures sont évidemment loin d'être fiables et, là encore, les différentes études ont fourni des conclusions divergentes.  

  
  
En outre, des articles récents suggèrent que des influences subies tôt dans la vie du fait de l'environnement jouent un rôle important dans l'apparition des traits de comportement chez les jumeaux identiques. Bernie Devlin et ses collaborateurs des universités de Pittsburgh et Carnegie-Mellon ont montré que les conditions de la vie intra-utérine peuvent exercer un effet notable sur la concordance ultérieure entre les résultats de jumeaux identiques aux tests de quotient intellectuel(7). De plus, Elisabeth Spitz, de l'université de Metz, et Michèle Carlier, du CNRS à Orléans, ont découvert que certains jumeaux, monozygotes monochorioniques*, n'ont pas les mêmes taux de concordance pour certaines aptitudes que les jumeaux monozygotes dichorioniques(2). En corrigeant les calculs pour tenir compte de la forte proportion de jumeaux monochorioniques, elles ont constaté que les différences génétiques n'expliquaient pas les différences de résultats aux tests de type QI(I).  

  
  
Enfin, Daniel O'Loughlin et son équipe de l'université du Texas ont fait remarquer que, les naissances avant terme étant plus fréquentes parmi les jumeaux, il est difficile de généraliser les résultats obtenus dans les études sur ces populations spécifiques, concernant le rôle des gènes sur le comportement(5). Le plus faible poids de naissance et les autres complications liées à la prématurité pourraient expliquer un plus fort degré de similitude entre les développements des jumeaux qu'entre ceux de frères ordinaires. En résumé, il n'existe que peu d'arguments en faveur de l'hypothèse d'égalité des environnements. Sur ce point, comme le concluent E. Spitz et M. Carlier : «...il est évident qu'un consensus n'existe pas (2) » .
  

  
  
Dans le deuxième type d'études, il faut trouver des jumeaux identiques séparés de leur famille dès le très jeune âge et placés dans des foyers distincts. A nouveau le recrutement des sujets pose problème. Sauf quand il est possible d'identifier les jumeaux grâce à un registre national, comme au Danemark, ceux qui participent aux études ne représentent pas un échantillonnage aléatoire. Ainsi, dans la grande étude de Th. Bouchard(4), les sujets volontaires ont été attirés par le battage médiatique évoquant les similitudes entre jumeaux séparés. De ce fait, on peut penser qu'il y a un biais de recrutement : les sujets peuvent éprouver un intérêt particulier pour le fait « d'être jumeaux » ou ils peuvent avoir répondu justement en raison de leurs similitudes remarquables.
  

  
  
Comme pour les jumeaux élevés ensemble, les similitudes physiques entre jumeaux identiques mais élevés séparément pourraient jouer un rôle important en déclenchant des réactions similaires de la part de l'environnement social. Les effets maternels peuvent eux aussi être importants. L'étude de Devlin et collaborateurs a observé de tels effets aussi bien chez les jumeaux séparés que chez ceux élevés ensemble(7). Mais les travaux portant sur des jumeaux monozygotes élevés séparément posent aussi des problèmes qui leur sont spécifiques. Ils font tous cette hypothèse essentielle : les jumeaux séparés ont été élevés dans des environnements significativement différents. Si les environnements créés par les deux foyers étaient semblables, il serait effectivement difficile de savoir si un fort taux de concordance sur un trait donné est dû à cette similitude ou au fait que les jumeaux ont des gènes identiques.  

  
  
Cependant, l'hypothèse d'une dissemblance entre les environnements où ont vécu les jumeaux séparés est fragile. Très souvent, les parents, la famille ou les organismes sociaux chargés de l'adoption s'efforcent de placer les enfants dans des environnements aussi semblables que possible à celui de leur foyer d'origine. Les jumeaux peuvent être placés chez des membres de la famille. Ils peuvent vivre dans la même ville, voire fréquenter la même école. Dans leur recherche d'environnements similaires, les organismes chargés des adoptions prennent en compte des facteurs comme les conditions socio-économiques, la religion et les domaines d'intérêt culturel. Nous ne savons pas dans quelle mesure ces similitudes d'environnement contribuent à celles observées entre les QI des jumeaux.  

  
  
Longtemps, les chercheurs travaillant sur des jumeaux séparés n'ont pas envisagé sérieusement que les similitudes entre les environnements pouvaient affecter leurs conclusions. Pourtant, en 1974, le psychologue Leon Kamin, à l'université de Northeastern, a passé en revue les principales études des jumeaux consacrées à l'influence des facteurs génétiques sur le QI. Il a constaté que, le plus souvent, les jumeaux séparés avaient grandi en fait dans des contextes très semblables(8).  
  
En réponse à cette critique salutaire de Kamin, on a utilisé des techniques destinées à évaluer les similitudes entre les environnements des jumeaux séparés. Des enquêtes tentent ainsi de quantifier les ressources culturelles et intellectuelles des foyers : on compte, par exemple, le nombre de livres présents chez la famille d'adoption(4,9). La mesure paraît simpliste, mais le problème est extrêmement difficile. Est-il seulement possible de mettre au point des mesures quantitatives de l'impact intellectuel d'un milieu familial donné, alors qu'il y intervient beaucoup d'éléments insaisissables ?  

  
  
L'analyse critique qui a été menée par L. Kamin dans les années 1970 n'a pas été renouvelée sur les études les plus récentes. En général, les chercheurs n'ont pas accès aux données nécessaires à une telle analyse, probablement parce que les participants aux études s'inquiètent - avec raison - du respect de la confidentialité. Quelles que soient les raisons invoquées, force est de reconnaître qu'il s'avère difficile d'évaluer de façon indépendante les conclusions de ces études.  
  
Ainsi, loin d'être « l'expérience parfaite de la nature », l'identité génétique des jumeaux monozygotes pose en réalité plus de problèmes qu'elle n'en résout. Nous avons vu que les milieux où vivent des jumeaux identiques sont sans doute beaucoup plus similaires que ceux des jumeaux dizygotes et des frères ou soeurs ordinaires, et que les jumeaux monozygotes ont plus de risques de prématurité à la naissance que la population générale. En outre, l'identité génétique des jumeaux monozygotes peut créer des problèmes pour l'analyse statistique de la génétique des comportements.  

  
  
Supposons en effet qu'un trait de comportement soit sous la dépendance de plusieurs gènes. Si ces gènes agissent indépendamment les uns des autres, leurs effets sont sans doute additifs et on peut utiliser des techniques statistiques classiques pour calculer la base génétique des différences entre les degrés de similitude des jumeaux monozygotes et dizygotes. Mais on pense désormais que de nombreux traits de comportement dépendent de l'interaction de plusieurs gènes (et d'interactions avec l'environnement). Il est probable que les gènes agissent en synergie : leur effet global est alors beaucoup plus grand que la simple addition des effets de chacun d'eux. Supposons par exemple que dix gènes contribuent en synergie à un comportement donné. Si un jumeau monozygote possède les dix gènes, son jumeau les possède aussi. En revanche, si un jumeau dizygote possède les dix gènes, il y a de faibles chances que son jumeau possède la même combinaison. Même s'il possède neuf des dix gènes de son jumeau, l'absence de l'effet synergique dû au dixième gène peut entraîner une différence de comportement spectaculaire. Les similitudes de comportement observées au sein des familles auraient donc beaucoup moins de chances d'être dues à des facteurs génétiques.
  

  
Les études de comportement chez les jumeaux monozygotes pourraient ainsi conduire à surestimer massivement le rôle des différences génétiques pour expliquer les différences de comportement dans la population générale. Pour quantifier leurs résultats, les généticiens du comportement utilisent les résultats des études sur jumeaux afin de calculer l'héritabilité d'un trait(3). Ce terme a été mal compris. En biologie, le terme « hériter » s'applique à la transmission des gènes. Il est de nature déterministe : nous héritons nos gènes de nos parents. Mais l'héritabilité d'un trait n'est pas, comme on le pense souvent, le pourcentage de ce trait qui est hérité(10). L'héritabilité ne donne pas non plus une mesure du degré de détermination génétique d'un trait comme la taille ou le QI d'un individu. Au contraire, l'héritabilité désigne, dans une population vivant dans une gamme d'environnements bien précis, la proportion de la variation de ce trait due aux différences génétiques entre les personnes constituant cette population. Cette définition complexe correspond à un terme utilisé par les agronomes dans les expériences de croisement et de sélection dans des conditions précisément contrôlées. Chez les humains, comme le notent E. Spitz et M. Carlier, il est difficile d'interpréter l'héritabilité, car les études ne permettent de contrôler ni les génotypes ni les environnements(2).  

  
  
Il résulte de cette définition que, même si l'on pouvait contrôler l'environnement plus qu'il n'est possible pour les humains, toute estimation de l'héritabilité d'un trait ne serait valable que pour une gamme donnée d'environnements et ne nous apprendrait rien sur la direction et l'ampleur du changement de ce trait dans des environnements différents. En outre, est-il même possible de définir l'environnement ?  

  
  
Laissons de côté ces interrogations et supposons que l'héritabilité puisse être calculée pour certains traits comportementaux. Etant donné les difficultés techniques évoquées, les valeurs publiées dans la littérature sont probablement surestimées. B. Devlin et collaborateurs ont évalué qu'en prenant en compte les effets de l'environnement maternel, la valeur estimée de l'héritabilité du QI passe de 60 % à 48 %. De plus, ils n'excluent pas que « d'autres facteurs non modélisés, comme l'héritage culturel et l'interaction entre gènes et environnement, puissent avoir des effets importants sur le QI(7) » . Les récentes découvertes apportées par la comparaison entre jumeaux identiques mono et dichorioniques devraient aussi conduire à baisser la valeur estimée de l'héritabilité de certains traits. De plus, si les critiques de l'hypothèse d'égalité de l'environnement et les questions relatives au placement des jumeaux séparés ont quelque valeur, il faudrait de nouveau réduire les estimations de l'héritabilité. Enfin, souvenons-nous du choix, fait par la majorité des chercheurs, d'incorporer à la composante génétique des estimations de l'héritabilité la contribution provenant des covariances gènes-environnement.
  

  
  
Reste à s'interroger sur l'utilisation des valeurs de l'héritabilité, même revues à la baisse ? Selon certains, une héritabilité élevée de traits comme le QI aurait des implications sociales et politiques. Dans The Bell Curve (11) , Richard Herrnstein et Charles Murray ont soutenu que l'intelligence moyenne aux Etats-Unis est en train de baisser parce que les gens des classes sociales inférieures, dont le QI est faible, ont trop d'enfants. Ils pensent que de nouveaux programmes sociaux devraient encourager les femmes des classes supérieures à avoir plus d'enfants. Le QI étant à leurs yeux gouverné par la génétique et donc immuable, ils proposent de mettre fin aux actions sociales actuelles et aux programmes de rattrapage éducatif. Dans le domaine juridique, les débats sur les contributions de la génétique à l'étude des comportements criminels ont conduit les avocats et les juges américains à s'interroger sur le libre arbitre et la responsabilité pénale(12).
  

  
  
Un comportement à forte héritabilité serait-il donc fixe et immuable ? Même pour un trait comme une maladie due à la malfonction d'un seul gène, une modification appropriée de l'environnement est susceptible, dans certains cas, de corriger totalement l'effet du gène mutant. Prenons le cas de la phénylcétonurie, une maladie due à la mutation d'un gène unique : elle se caractérise par l'accumulation d'un composé dévastateur pour la fonction cérébrale. Cependant, si on la détecte chez le nouveau-né grâce à une technique de dépistage génétique, on est en mesure de prévenir complètement l'arriération mentale potentielle en donnant à l'enfant un régime alimentaire modifié. Ainsi, un trait (l'arriération mentale) qui, dans une situation donnée, se manifeste chez les individus porteurs du gène pathologique, disparaît avec une modification relativement simple de l'environnement (voir l'article de Diane Paul dans ce numéro).  

  
  
Un comportement tel que « l'intelligence » est à l'évidence plus complexe qu'une maladie monogénique. La plupart des généticiens du comportement s'accordent pour reconnaître qu'il résulte de l'action de nombreux gènes et de l'environnement. Alfred Binet, l'inventeur du test du QI, savait déjà que le « score d'intelligence » peut se modifier si l'on change le milieu éducatif de l'enfant. Quant à la question encore plus ardue du libre arbitre, il n'est pas possible de la résoudre avec des arguments d'ordre génétique car le terme d'environnement englobe le milieu que l'individu crée pour lui-même.  

  
  
Les estimations de l'héritabilité établies à partir d'études sur les jumeaux ont créé une confusion énorme. Le psychologue Scott Stoltenberg, à l'université du Michigan, l'explique en partie par le fait que le terme d'héritabilité « a deux significations, l'une technique et l'autre populaire(13) » . Il enjoint le spécialiste, lorsque la confusion est inévitable, à changer de terme. Mais gageons qu'il est aujourd'hui trop solidement implanté pour l'abandonner. Reste à l'expliquer soigneusement.
  

  
  
L'héritabilité est une propriété d'une population. Elle mesure, pour un trait comportemental donné, la part de la variabilité observée dans une population due à la variabilité génétique. On en fait souvent une estimation grâce à des études sur des jumeaux. Mais il faut toujours garder à l'esprit plusieurs remarques : ce qui est vrai pour des jumeaux peut ne pas être vrai pour la population générale ; l'héritabilité étant un paramètre statistique, elle ne donne aucune information sur le rôle des gènes ou de l'environnement chez un sujet donné ; les informations qu'elle donne sur la population ne sont valables que pour la gamme des environnements existants, et non pour des environnements nouveaux.  

  
  
Enfin, comme on estime que l'héritabilité de traits comme le QI ne dépasse pas 50 %, il existe certainement des environnements dans lesquels le QI de nombreuses personnes peut augmenter (ou diminuer). Nous pouvons penser ou non que nous sommes libres de modifier des aspects de notre personnalité et de nos comportements. Mais, en tout état de cause, ce n'est pas l'héritabilité qui constitue un obstacle.  


Merci à vous de m'avoir lu
Bien cordialement,
Dam's


  
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:46 (2017)    Sujet du message: Le Grand Mystére des jumeaux

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