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Histoire de fantôme, apparition...

 
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John128
Membre SGH

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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 01:19 (2010)    Sujet du message: Histoire de fantôme, apparition... Répondre en citant

Je mettrai des histoires que j'ai lue et que je trouve cool.

La Vallée d’Ossau et ses mystères

Dès la Préhistoire, les Pyrénées-Atlantiques ont été habituées par l’homme.  Des pierres dressées, des blocs erratiques, des grottes et des dolmens sont l’objet de rites sacrés et de légendes.  Des vestiges de l’époque romaine ont permis de connaître le panthéon des populations locales : dieux et divinités de rochers, des sources, des arbres, des sommets.  Du Pays-Basque au Béarn, le merveilleux et la poésie hantent la mémoire populaire.  Tout se raconte, tout est prétexte à l’imagination et au rêve.  La fascination des hommes pour cette immense région est si forte et si durable qu’on est tenté d’en attribuer l’influence à une sorte de charme magique ; semblable à un pouvoir surnaturel.  Dans les vallées, les grottes et les cols, les superstitions païennes se mêlent aux croyances religieuses.  Terre des sorciers st des saints, des sociétés secrètes et des pèlerinages, les Pyrénées sont témoins de tant de mystères.  Les poètes y ont trouvé les thèmes préférés de leurs rêves : sommets enneigés, cirques enveloppés de nuées, cascades et manoirs, gorges fumantes, pins échevelés, lacs majestueux, troupeaux au pâturage…

Chaque région des Pyrénées recèle un lieu de culte et de vénération.  La vallée d’Ossau possède l’oratoire de Layguelade.  Il s’élève en son cœur, à quelques pas  de Bielle qui fut pendant longtemps la capitale et la résidence des vicomtes d’Ossau.  Au sommet de l’oratoire se trouve un modeste sanctuaire, sur un autel presque nu, trône de la Vierge, la Madone d’Ossau, Notre-Dame-de-Layguelade.  A en croire une histoire fort ancienne (manuscrit en latin datant du XI siècle – archives de la maison de Béon), il n’y a pas de sanctuaire plus glorieux et mémorable.   Sa fondation est l’un des brillants épisodes de l’histoire d’Ossau.

Au XI siècle, les invasions normandes terrorisaient l’Europe.  Nul roi, nul chef, nul défenseur ne se levait pour les repousser.  La « race » des guerriers semblait avoir disparu : les villes étaient désarmées ; plus de murailles et de milices.  Le peuple des campagnes, réduit à la condition d’esclave, n’avait ni le pouvoir ni la volonté de se défendre et se cachait dans les forêts ou se terrait dans les églises.  Quant au seigneurs, ils en étaient réduits à racheter par de honteux tributs, ce qu’il auraient dû glorieusement défendre par les armes.  Charles Le Gros paya ainsi 700 livres d’argent le départ des Normands qui assiégèrent Paris en 885.  Une autre fois, il donna encore 500 livres à une bande dévastatrice, pour qu’elle quitte les rives de la Somme.  Mais un jour la France entière se réveilla  de son humiliante torpeur ; ce fut sans doute aux bruits que firent  les Ossalois fonçant avec impétuosité sur les Normands épouvantés d’une aussi surprenante vigueur. 
A Bielle, s’élevait  un château fort construit par Childebert.  Vainement assiégé par l’armée arabe d’Ab-el-Rahman, ce château servit de refuge, avec les autres forts de la vallée, aux Ossalois qui luttèrent aux côtés des Bernais, des Bigourdans et des Euskariens-Basques, contre Charles Martel, Charlemagne et Louis Le Pieux.  Après 840, quand les Normands, retranchés dans les  deux Aquitaines, désolaient les régions pyrénéennes, la ferme d’Ossau fut le théâtre de leurs brigandages.

Le siège du château de Bielle durait déjà depuis 8 jours.  Ulcérés qu’une peuplade osât leur résister, les Normands parcoururent la vallée et portèrent partout le carnage et la désolation.  Cependant, les défenseurs ossalois du château luttaient avec désespoir, prêt à mourir jusqu’au dernier plut^to que de se rendre.
Le chef des barbares, reconnaissable à sa taille colossale, s’avança seul sous les murs du château et cria des paroles incompréhensibles.  Les traits du géant étaient si affreux, que chacun des Ossalois tremblait  de tous ses membres.  Rien qu’à voir la manière.  Rien qu’à voir la manière dont il brandissait  son énorme massue ferrée, les défenseurs étaient pris d’une peur horrible, tant il ressemblait vraiment à une prince des ténèbres échappé de l’enfer.

Comme il continuait de hurler, et que les Ossalois ne comprenaient toujours rien, terré dans la chapelle du château.  Parlant de nombreuses langues, l’ermite ne pourrait manquer de connaître celle du barbare.

-          Que celui , clamait le Normand  de sa voix de stentor , qui se sente de taille, sorte des murailles et vienne se mesurer à moi !

Voila ce que compris le vieil ermite, ce qu’il répéta aux défenseurs du château.  Comme le Normand vit que nul ne répondait à son orgueilleuse provocation, il tira de dessous son armure un collier orné d’une magnifique croix d’or, et la montrant aux Ossalois, dit :

-          N’y a-t-il pas un seul vaillant guerrier dans vos rangs ?  S’il s’en trouve un, qu’il sorte et qu’il vienne se battre contre moi : le collier sera pour lui le prix de la victoire.

Le sire de Béon, regardant le collier à travers une barbacane, reconnut celui de son épouse, la belle Marguerite.  Aussi brave qu’une épée, le seigneur de Béon souffrait malheureusement depuis 5 semaines d’un mal étrange.  C’est à peine s’il pouvait marcher.  Néanmoins, n’écoutant que son amour, il répondit aussitôt au barbare :

-          Je suis prêt à me mesurer avec toi, si le prix du combat doit être, non pas le collier, mais celle à qui tu l’as ravi !
Le géant fit rapidement signe qu’il consentait à cette offre, persuadé d’assommer l’Ossalois du premier coup de sa massue.  Les 2 adversaires se mirent en place, on fit monter la belle captive sur un tertre au bout de la lice et le combat commença.  Levant sa puissante massue pour  fra casser la tête de son adversaire, le Normand la lança subitement ; mais Béon, invoquant la sainte Vierge, évita le coup terrible, et la massue s’écrasa sur le sol.  Furieux, le barbare recula jusqu’au  pied du tertre afin de prendre l’élan nécessaire pour sauter sur son antagoniste.  Cette fois, le sire de Béon semblait vivres ses derniers instants.

La Vierge Marie apparut tout à coup à la belle épouse de Béon, et lui suggéra l’idée de détacher son tablier pour en couvrir, avec la légèreté de l’isard bondissant sur les rochers, la tête du sanguinaire ennemi de son tendre époux.  Aveuglé par ce voile épais, le géant ne put voir le sire de Béon fondre sur lui armé d’une hache, lui fendre le crâne et le faire rouler à terre.

Loin de songer à venger la mort de leur chef, les Normands levèrent le siège et quittèrent rapidement le pays d’Ossau.  En souvenir de la miraculeuse assistance que le sire de Béon avait reçue de la mère de Dieu, les Ossalois construisirent l’humble sanctuaire : La Madone d’Ossau, Notre-Dame-de-Layguelade.  Pendant des siècles, toutes les communes d’Ossau ne cessèrent de s’y rendre, en chantant le Te Deum.  Chaque fois, les sires de Béon donnaient le pain béni à tous les Ossalois qui venaient célébrer la gloire de Marie et de l’un des plus illustres seigneurs de la région.
Une histoire plus récentes raconte que le dernier vicomte d’Ossau, revenant de la chasse, fut surpris par un terrible orage et obligé de chercher refuge dans la chapelle de Notre-Dame-de-Layguelade.  Il était minuit quant le vicomte vit défiler devant lui une procession de morts qui faisaient entendre une musique de l’autre monde.  Tous drapés dans de grands suaires blancs, ils  portaient chacun un flambeau  à la main.  Celui qui paraissait mener le cortège présenta son cierge au vicomte en lui donnant l’ordre de les suivre : il obéit en tremblant, car ce cierge, lorsqu’il le prit en main, se trouva être un tibia de squelette.  Le cortège se dirigea vers Bielle jusqu’au château fort où le Normand avait été vaincu 200 ans auparavant ; il était à moitié en ruines ; seule une tour subsistait, d’où sortirent d’autres morts qui se placèrent autour du vicomte.

Le chef de la funèbre procession mit alors au doigt du sir d’Ossau un anneau de fer, et dans sa main, un parchemin surchargé de caractère runiques puis tous les morts disparurent sans que le vicomte pût voir de qu’elle manière, parce que, saisi d’horreur, il avait perdu connaissance.  Le lendemain, on le trouva étendu, tenant d’une main le mystérieux parchemin, et de l’autre, le jaune ossement du squelette.  Revenu à lui, il refusa de répondre aux questions et se rendit rapidement à Oloro, auprès d’Amatus, évêque du diocèse et légat d’Aquitaine.

Le dernier vicomte d’Ossau n’avait pas du tout hérité de l’antique bravoure de ses ancêtres.  Le rusé Amatus profita de la terreur du vicomte pour lui faire croire que le parchemin contenait l’ordre formel de construire une abbaye sur les ruines du château fort.  Durant plusieurs siècles, l’abbaye de Sainte-Marie de Bielle fut habitée par des moines de l’ordre de Saint Benoît.  Les religieux conservèrent le mystérieux parchemin.  Pendant les guerres de religion (XVI siècle), les calvinistes tentèrent de s’emparer du document.  L’abbaye fut fouillée, les moines massacrés, mais le parchemin demeure toujours caché dans la vallée d’Ossau avec son secret…  
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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 01:19 (2010)    Sujet du message: Publicité

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La Mort
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Ven 29 Jan - 01:37 (2010)    Sujet du message: Histoire de fantôme, apparition... Répondre en citant

Vraiment intéressante ton histoire !!!  j'adore ce genre de récit  Okay
 Bravo John !!!
Au plaisir,
La Mort
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Dam's
Responsable SGH

Hors ligne

Inscrit le: 02 Nov 2009
Messages: 6 173
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Masculin Poissons (20fev-20mar) 牛 Buffle

MessagePosté le: Dim 7 Fév - 14:59 (2010)    Sujet du message: Histoire de fantôme, apparition... Répondre en citant

Hello,

pour cette histoire, bien récité,
A très bientôt,
Dam's
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:44 (2017)    Sujet du message: Histoire de fantôme, apparition...

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