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Une materialisation de Fantomes - Le cas d'Estelle Livermore

 
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MessagePosté le: Dim 9 Mai - 11:15 (2010)    Sujet du message: Une materialisation de Fantomes - Le cas d'Estelle Livermore Répondre en citant

UNE MATERIALISATION DE FANTOMES – LE CAS D’ESTELLE LIVERMORE
 
… M. Charles F. Livermore était un banquier très connu de New-York, qui eut en 1860 le malheur de perdre sa femme adorée. Un an après, il se laissa entraîner — lui, sceptique invétéré — à commencer une série de séances avec le célèbre médium Kate Fox, dans le but de communiquer, si possible, avec sa femme décédée.
  

  
Le processus de matérialisation du fantôme d’Estelle (c’est le nom de la défunte), se produisit graduellement, de manière qu’à la quarante-troisième séance seulement, elle fut en mesure de se manifester visiblement à son mari. Les séances avaient lieu en pleine obscurité ; mais le lieu d’études était, au moment opportun, éclairé par de gros globes lumineux d’origine supra normale, dont prenait soin un autre fantôme matérialisé qui avait l’habitude d’accompagner Estelle pour en favoriser les manifestations et qui disait avoir été, de son vivant, Benjamin Franklin ; en effet on remarquait une parfaite correspondance de traits et de taille entre le fantôme matérialisé et les portraits de Franklin.
  

  
Les matérialisations d’Estelle devinrent de plus en plus parfaites, jusqu’à atteindre une consistance suffisante pour soutenir la lumière aveuglante d’une lanterne sourde. Elle pouvait rarement s’exprimer de vive voix, et communiquait généralement par écrit, mais non point par l’entremise du médium. Elle écrivait directement avec sa main matérialisée et en présence de M. Livermore, qui fournissait, dans ce but, du papier préalablement contre-signé par lui. Elle s’exprimait souvent en français, langue qu’elle possédait à la perfection en son vivant, et que le médium ignorait complètement. Son écriture constitua toujours un parfait fac-similé de celle qui était propre à la femme décédée de M. Livermore.
  

  
Celui-ci prenait immédiatement note des phénomènes, et il en rédigeait le compte rendu, dès le lendemain. La plupart du temps, les séances avaient lieu chez lui ; il restait seul avec le médium, dont il retenait constamment les mains dans les siennes. Aux séances, assistèrent souvent son frère, son beau-frère, M. Groute et le docteur John F. Gray, qui attestèrent par écrit l’authenticité de ces manifestations prodigieuses et la scrupuleuse exactitude des procès-verbaux rédigés par M. Livermore. Le nombre des séances fut de 388 ; elles se prolongèrent pendant cinq ans consécutifs.
  

  
Après ces prémisses, je rapporte l’exposé de quelques épisodes, en commençant par la séance au cours de laquelle Estelle est apparue, visiblement, pour la première fois.

15 avril 1861. — M. Livermore débute par une description minutieuse des mesures de contrôle adoptées pour s’assurer contre toute possibilité de fraude ; après quoi il continue en disant :
Dès que la lumière fut éteinte, on entendit des pas pareils à ceux d’une personne marchant pied nus, accompagnés du frou-frou d’une robe de soie. En même temps, par des coups frappés, il me fut communiqué : « Mon cher, je suis présente en personne ; ne parlez pas ». Simultanément, derrière moi se formait petit à petit une lumière globulaire, et aussitôt qu’elle fut suffisante pour éclairer la pièce, je vis ainsi que le médium devant nous un visage surmonté d’un diadème ; ensuite une tête tout entière entourée de voiles blancs, qui s’élevait lentement. Lorsqu’elle eut atteint une certaine hauteur, les voiles furent enlevés, et alors j’eus devant moi la tête et la figure de ma femme entourées d’une auréole lumineuse d’un diamètre de 18 pouces environ. L’identification de la décédée a été immédiate et complète de ma part, parce qu’à la similitude des traits s’ajoutait, d’une manière merveilleuse, l’expression caractéristique du visage.
  

  
Peu après, le globe lumineux s’éleva, et une main de femme parut devant lui. Les deux manifestations se renouvelèrent à plusieurs reprises, comme si l’on voulait dissiper toute ombre de doute dans mon esprit. Le fantôme, abaissant ensuite la tête sur le globe lumineux, laissa tomber sur lui un flot de chevelure, dont la couleur était analogue à celle des tresses de ma femme ; il y correspondait aussi par la longueur inaccoutumée et l’abondance. On le passa plusieurs fois, doucement, sur son visage et sur celui du médium ; il me produisait l’impression de cheveux naturels…— (Epes Sargent ; p. 57)

18 avril 1861.
— Tout à coup, la table s’éleva du parquet, la porte fut ébranlée violemment, les stores se soulevèrent et retombèrent à plusieurs reprises ; en somme, tout s’agitait dans la chambre. On répondait à nos questions par de retentissants coups frappés sur la porte, sur la fenêtre, dans le plafond, sur la table, un peu partout. Il nous a été dit que cela était dû à l’intervention de puissants esprits dont la présence était nécessaire pour prédisposer le milieu à des manifestations d’un ordre plus élevé.
  

  
Derrière nous, commença à se former et à s’élever une substance lumineuse pareille à de la gaze, accompagnée du frou-frou habituel de vêtements de soie, tandis que, simultanément, un bruit pareil au crépitement électrique devenait de plus en plus intense et vigoureux.
Une forme de femme tourna autour de la table, s’approcha, me toucha…Au moyen de coups frappés, on m’engagea à regarder par delà la source de lumière et, en me conformant à cette indication, je vis alors paraître un œil humain.
  

  
Aussitôt après, la source de lumière s’éloigna, suivie du crépitement, et en s’éloignant, récupéra la splendeur qu’elle avait perdue. Elle revint ensuite à la place d’auparavant, en rendant visible une main de femme, d’une apparence normale, occupée à manipuler la gaze déjà changée de forme, pour en saisir ensuite un bord et le soulever. Avec un frémissement de joie indescriptible, sous ce bord découvert, je vis paraître le visage de ma femme, et plus précisément le front et les yeux qui avaient une expression parfaite… Il disparut, réapparut à plusieurs reprises, et chaque fois, il se manifestait d’une façon plus complète, en prenant une expression de sereine béatitude. Je lui demandai de m’embrasser, et à ma vive surprise, j’eus le plaisir de sentir, de voir qu’elle m’entourait le cou de son bras, en me donnant un baiser sonore, réel, palpable, malgré l’interposition d’une matière analogue à de la gaze. Puis, elle porta sa tête jusqu’à toucher la mienne, m’entoura de sa riche chevelure et me donna encore de nouveau baisers, dont le bruit résonnait nettement dans la chambre.
  

  
A ce moment, la source de lumière fut éloigné à mi-chemin entre nous et la paroi, distante de dix pieds environ. En même temps, le crépitement s’accentua et la lumière s’intensifia dans les mêmes proportions, de manière à éclairer complètement le coin de la chambre et à dévoiler à mes yeux, dans toute sa plénitude, la figure de ma femme, droite face à la paroi, dans l’attitude de soutenir dans le creux de la main, le bras étendu, le globe de lumière, qu’elle agitait de temps à autre pour en raviver la luminosité, laquelle s’affaiblissait à tout moment. Elle prononça en murmurant mais, dune manière très distincte, mon nom et le sien ; elle s’approcha ensuite de la glace, de façon à faire voir son image qui s’y réfléchissait ; ce qui n’a pas été l’une des moindres merveilles de cette mémorable séance ;.. — (Epes Sargent ; p. 59).
…Peu après fut épelé, par des coups, le message :
  

  
« Observez-moi ; je vais me léviter ». Aussitôt, en pleine lumière, cette forme s’éleva jusqu’au plafond, où elle resta suspendue durant quelques instants ; elle redescendit ensuite doucement, pour disparaître alors en un instant...
  

  
La pièce était éclairée de manière à pouvoir discerner nettement les petites veines du marbre au dessous de la glace... (Dale Owen, p. 388).

2 juin 1861. — Au moyen de coups frappés, on dicta « Examinez soigneusement tous les coins de la chambre : fermez la porte, mettez la clef dans votre poche ». Ce que je fis aussitôt.
Nous n’avions pas encore repris nos places, que les meubles commencèrent à se déplacer et à s’agiter, pendant que des coups résonnaient tout autour de nous ; des bruits terribles et prolongés, imitant le grondement du tonnerre, se succédaient sur la table.
  

  
Dès que le silence se rétablit, on entendit un faible bruissement, et une forme matérialisée vint se placer à côté de moi ; je sentais comme si son aura pénétrait toutes les fibres de mon organisme. Elle frappa sur le dossier de la chaise, puis sur mon épaule ; enfin elle se pencha sur moi, mit sa main sur ma tête et déposa un baiser sur mon front, pendant qu’une sorte de léger tissu me frôlait le visage. En même temps un globe de lumière brillante vint s’interposer entre nous, accompagné d’un fort crépitement électrique. Je levai les yeux et je vis devant moi la figure d’Estelle, nettement éclairée par la lumière qui vibrait rapidement en face d’elle ; ce visage ma paraissait spirituellement si beau, que je n’en avais jamais vu un pareil sur la terre. Elle me regardait avec une expression de béatitude rayonnante.
  

  
Elle m’enleva des mains une feuille de papier et me la rendit peu après, couverte d’un message écrit dans un parfait français. Je remarquerai que la médium ne connaît pas un mot de français (Dale Owen, p. 390).

18 août 1861 (8 h. du soir). — je suis seul avec le médium. L’air est chaud et lourd. Comme d’habitude, j’ai examiné soigneusement la chambre, j’ai fermé la porte à double tour, j’ai mis la clef dans ma poche, et me suis rendu compte de tout.
  

  
Après une demi-heure d’attente tranquille, nous avons vu surgir du sol une grosse lumière sphéroïdale complètement entourée de voiles, et qui, après s’être élevée au niveau de nos fronts, alla se placer sur la table. Les coups ont alors dicté : « Remarquez que, cette fois, nous sommes intervenus sans provoquer des bruits ». En effet, toute apparition de lumières était généralement précédée d’une série de crépitations, de clapotis, de coups violents, accompagnés de mouvements et transports d’objets ; tandis qu’en cette circonstance, le phénomène se déroula dans le calme le plus parfait…
  

  
L’idée me vint que cette séance pouvait être destinée à des buts spéciaux et que, par conséquent, je devais renoncer à des manifestations de ma femme. J’avais à peine formulé cette pensée, que je vis la lumière s’élever, devenir brillante, et en même temps apparut devant moi une tête couverte d’un bonnet blanc, orné, tout autour, de broderies. C’était une tête sans traits ; à cette vue, je demandai la signification d’une telle manifestation. On me répondit typtologiquement : « Lorsque j’étais malade… » J’ai compris alors ! Le bonnet apparu était la reproduction exacte d’un autre bonnet très spécial que ma femme portait au cours de la maladie dont elle est morte.
  

  
J’avais apporté avec moi plusieurs feuilles de papier plus grandes que d’habitude, tout à fait différentes de celles que j’avais employées jusqu’à ce jour-là, et sur lesquelles j’avais mis des signes spéciaux. Je les ai déposées sur la table, d’où elles furent retirées, pour reparaître près du parquet, suspendues à trois ou quatre pouces de distance du tapis. Je ne pouvais pas en juger d’une manière exacte, parce que la lumière n’éclairait brillamment, avec la surface de la feuille, qu’un rayon de trois ou quatre pouces de chaque côté ; on plus précisément, parce que la feuille seule constituait le centre de la lumière spirite, tout l’espace éclairé mesurant un pied de diamètre. Tout à coup, vint à se poser sur cette feuille une main imparfaitement conformée, qui serrait entre ses doigts mon petit porte-crayon en argent ; cette main commença à se mouvoir doucement sur la feuille, de gauche à droite, à la manière de ceux qui écrivent ; quand elle parvenait au bout d’une ligne, elle revenait en arrière pour en commencer une autre.
  

  
On nous engagea à ne pas regarder avec trop d’insistance le phénomène, mais seulement pendant quelques secondes chaque fois, afin de ne pas déranger, par nos regards, la force en action, mais comme le phénomène se prolongea durant presque une heure, cette demande n’empêcha point nos observations. La main qui écrivait ne resta normalement conformée que durant quelque temps ; elle se réduisit ensuite à un amas de substance obscure, de proportions un peu inférieures à celles d’une main normale; toutefois elle continuait à diriger le crayon, et quand elle parvint au pied de la feuille, elle la retourna en commençant à écrire au verso. La manifestation terminée, les feuilles, que j’avais fournies et marquées, me furent rendues couvertes des deux côtés d’une écriture menue.
  

  
…Il est clair qu’en de pareilles circonstances, il n’y avait aucune possibilité de fraude : je serrais dans mes mains les deux mains du médium, la porte était fermée j’en gardais la clé dans ma poche, j’avais adopté au préalable toutes les mesures de précaution possibles (Epes Sargent, p. 62).

16 août 1861. — Dès que nous fûmes entrée dans chambre, la forme d’Estelle apparut. Elle demeura immobile au milieu de la pièce, pendant qu’une lumière spirite tournait rapidement autour d’elle de très prés, en éclairant plus spécialement, parfois la figure, parfois le cou, parfois la nuque ; ceci évidemment dans le but de nous montrer toutes le parties d’une manière bien distincte. Pendant que nous la contemplions, la masse de ses cheveux dénoués lui envahit la figure ; elle les repoussa de la main à plusieurs reprises. Elle avait les cheveux ornés de roses et de violettes. Ce fut là la plus parfaite de ses manifestations ; elle apparaissait distincte et naturelle comme lorsqu’elle était en vie…

4 octobre 1861. — Des coups épouvantables résonnèrent sur le parquet, en ébranlant la maison jusqu’aux fondements. Quand ils cessèrent, nous vîmes paraître en même temps les fantômes matérialisés de ma femme et de Franklin. Ils vinrent à moi tous les deux. Ce dernier en m’appliquant quelques tapes amicales sur l’épaule, la première en me caressant la figure. On était dans l’obscurité. Or, voilà que les pétillements électriques se font entendre ; aussitôt la lumière brille de nouveau et me permet d’apercevoir la figure d’un homme fort et robuste, qui se tient debout. Sur ma demande, ce fantôme se promène par la chambre en se présentant à mes yeux dans des positions différentes et d’une façon très nette.
  

  
Ce fut ensuite le tour de ma femme, qui se manifesta en pleine lumière et dans toute sa beauté. Elle planait en l’air, en traversant ainsi doucement la chambre ; elle passa tout près de la table, la frôla des bords de sa robe blanche, en faisant même tomber à terre les feuilles, les crayons et d’autres menus objets qui se trouvaient dessus. Nous la voyions quelquefois se masquer le visage avec le tissu médiumnique, dont elle portait, d’autres fois, en avant les bords flottants. Elle nous fit voir et toucher le tissu, qui me sembla d’une nature très délicate ; ensuite elle le déposa sur la table, en plaçant derrière lui la source de lumière, de manière que nous pûmes bien en observer la transparence et en examiner la trame, semblable à de la toile d’araignée ; on aurait dit qu’un souffle aurait dû suffire pour la dissoudre.
  

  
Elle répéta à plusieurs reprises l’expérience, et finalement fit passer sur ma figure les bords de sa robe flottante, qui ma sembla substantielle. Chaque fois que le tissu médiumnique s’approchait de nous, nous percevions les émanations d’un parfum très pur qui me rappelait le « foin frais » et la violette. — (Sargent, p. 65).

10 novembre 1861. — Dès que nous fûmes assis, les coups frappés dictèrent : « Cette fois-ci, nous réussirons ». Peu après, ma femme apparut. En me tapotant gentiment l’épaule, elle m’informa qu’elle s’occupait d’aider le docteur Franklin. Celui-ci apparut tout à coup, et en laissant voir pour la première fois sa figure. Un autre fantôme matérialisé se tenait à côté de lui ; il portait, dans l’une de ses mains, la lumière et en projetait les rayons directement sur le visage du docteur Franklin. Touts perplexité au sujet de l’identité de ce dernier disparut aussitôt de mon esprit. Quel que fut l’endroit où cette figure se fût présentée à moi, je l’aurais sans hésitation qualifiée pour celle de Franklin, que je connaissais tort bien, ayant vu son portrait original.
  

  
J’ajouterai même que la grandeur de son caractère ressortait bien plus manifeste de l’expression du visage vivant du fantôme, qu’elle ne ressortait de son portrait, qui ne pouvait évidemment pas la rendre. Il portait un habit brun façonné à l’ancienne ; il avait une cravate blanche. La tête était puissante, avec des boucles blanches aux tempes ; sa figure reflétait la bonté, l’intelligence, la spiritualité ; il avait l’apparence d’un homme chargé d’années, de dignité, d’empressement paternel, auquel tout le monde aurait senti pouvoir recourir pour en obtenir des conseils inspirés par la sagesse et la bonté. Il se représenta à plusieurs reprises : deux fois il s’approcha assez pour se laisser voir jusqu’au fond des yeux.
  

  
Ma femme parut trois fois vêtue de blanc, couronnée de fleurs ; sa figure angélique montrait une expression de béatitude céleste. — (Sargent, p. 67).

12 novembre 1861. — Le crépitement électrique se fit entendre, et aussitôt la lumière devint brillante, nous faisant voir que devant nous, assis à la table, se tenait le fantôme matérialisé du docteur Franklin. La lumière était si vive, et cet homme paraissait si réel, que son ombre se projetait sur la paroi comme s’il se fût agi d’une personne vivante. Il était assis dans une attitude digne, le corps légèrement renversé de biais sur le dossier de la chaise, le bras posé sur la table. De temps en temps, il s’inclinait vers nous, en nous examinant de son regard profond ; les longues boucles blanches de ses cheveux en accompagnaient les mouvements.
  

  
Il nous dit de fermer les yeux pendant un instant. Lorsque nous les rouvrîmes, nous le vîmes debout sur la chaise, d’où il nous dominait comme une statue. Ensuite il redescendit et reprit place, pendant que des bruits de toute sorte retentissaient dans différentes parties de la chambre — ce qui avait lieu d’ailleurs à tous ses mouvements.
  

  
On m’informa, de la part de ma femme, qu’un fantôme allait remettre au docteur Franklin un billet pour moi. (Je dois dire, à ce sujet, qu’au cours des manifestations que je viens de décrire, deux autres fantômes drapés dans des tissus blancs avaient apparemment contribué à la production des phénomènes ; l’un d’entre eux était le porteur de la lumière). Je vis en effet un fantôme s’approcher du docteur Franklin, tendre vers lui une main qui serrait une feuille de papier, la déposer sue ses genoux, pour la reprendre ensuite et me la remettre directement.
La force en action était grande, et elle resta telle au cours de toute la soirée, permettant à mon silencieux visiteur de demeurer matérialisé et assis devant moi durant une heure et quart de suite. — (Sargent ; p. 67).

29 novembre 1861. — Outre le médium et moi, mon frère assiste à la séance. Conditions défavorables ; un orage avec pluie et éclairs sévit en ce moment même.
  

  
Dès que l’obscurité fut faite, nous vîmes surgir du sol une grosse lumière spirite. Je me mis aussitôt un gant ; mon frère en fit autant. Alors la lumière vint se placer dans le creux de ma main gantée ; je pus ainsi constater qu’une main de femme se trouvait en elle. Comme elle vint à moi plusieurs fois, j’ai été à même de saisir et palper attentivement cette main spirite dans toutes ses parties. Que l’on remarque que de l’autre main, je tenais serrées les deux mains du médium.
  

  
Le petit enfant décédé de mon frère se manifesta ensuite ; il vint à son tour me serrer la main, qui fut saisie, peu après, par une troisième grosse main, une main d’homme (vraisemblablement celle du docteur Franklin), qui serra la mienne et me la secoua si vigoureusement, qu’elle ébranla en même temps mon corps tout entier.
  

  
Ces mains serrèrent aussi celles de mon frère.
  

  
Il est à noter comment, dans l’espace de quelques minutes, trois mains, fort différentes par leurs dimensions et leur forme, étaient venues se placer successivement dans les nôtres, de manière à nous permettre de les bien identifier : la première était une main de femme, la deuxième était celle d’un petit enfant, la troisième, celle d’un homme adulte et robuste ; chacune était caractérisée par sa finesse, en faiblesse, sa force respectives.
  

  
Sur ma demande, la porte à deux battants s’ouvrit toute grande et se renferma à plusieurs reprises avec une violence extraordinaire. — (Sargent, p. 68).

30 novembre 1861. — Séance chez moi. Comme toujours, j’ai eu soin de former la porte à double tour. Conditions favorables : temps beau et froid.
  

  
Une fois faite l’obscurité, on entendit aussitôt des coups puissants sur la table, suivis du pétillement électrique ; mais aucune lumière ne parut. On nous dicta :
  

  
« Ce soir nous réussirons »... A un certain moment, on me demanda des allumettes, et on nous enjoignit de fermer les yeux. Je sortie de ma poche une allumette de cire et, tendant le bras, je la posai sur la table. Instantanément une main me l’enleva et, en la frottant trois fois sur la table, parvint à l’allumer. Nous ouvrîmes les yeux : l’allumette de cire éclairait parfaitement la chambre ; devant nous était le docteur Franklin, à genoux derrière la table, que sa tête surmontait d’un pied environ. Nous le contemplâmes et jusqu’à ce que l’allumette fût sur le point de s’éteindre ; à ce moment, le fantôme disparut soudain. Alors on nous dicta par des coups : « Mes chers enfants, après cette dernière preuve, le monde pourrait-il douter encore ? C’est pour le convaincre que nous travaillons tellement. Benjamin Franklin ». — Et immédiatement après : « Mon cher, que je suis contente ! Estelle ». On me remit ensuite une feuille de papier sur laquelle était écrit: « Cette séance est la plus importante de toutes.
  

  
Nous avons longuement essayé et renouvelé nos essais avant d’arriver à accomplir ce que vous avez vu ; mais enfin nos efforts ont été couronnés de succès. Pour vous démontrer que je suis une créature absolument conforme à vous, il m’a suffi cette fois de frotter une allumette ; mais combien de tentatives avant de parvenir à me manifester par la lumière terrestre ! Enfin j’ai triomphé des difficultés ! B. Franklin » — (Sargent, p. 69)

12 décembre 1861. — Séance chez moi. Je m’étais pourvu d’une lanterne sourde, sur laquelle j’avais adapté un obturateur muni de son régulateur, de manière à projeter à volonté un cercle de lumière du diamètre de deux pieds sur la paroi, à la distance de dix pieds.
  

  
Je déposai la lanterne allumée et ouverte sur la table et je pris les mains du médium dans les miennes. Aussitôt la lanterne fut soulevée en l’air ; nous fûmes invités à la suivre. Elle était portée par un esprit qui nous précédait et dont nous voyons nettement se dessiner la forme entière, entourée de voiles blancs, dont les bords frôlaient le parquet. Il déposa la lanterne sur le bureau ; alors nous nous arrêtâmes aussi. Nous nous trouvions vis à vis de la fenêtre, placée entre le bureau et la glace. La lanterne s’éleva de nouveau en se portant à cinq pieds de hauteur entre le bureau et le miroir, d’où elle projeta toute sa lumière sur la fenêtre, en nous décelant la figure du docteur Franklin, assis sur le fauteuil à bras.
  

  
Pendant dix minutes et sans interruption, le faisceau de lumière projeté par la lanterne éclaira son visage et sa forme tout entière, de telle sorte que nous pûmes l’examiner à notre gré. Sa figure paraissait d’abord absolument charmée et naturelle, de même que les cheveux et les yeux — dont je voyais le blanc étincelant de vie. Je ne tardai cependant pas à remarquer que cette forme subissait grandement l’influence dissolvante de la lumière terrestre ; les yeux finirent par se ternir, les traits perdirent cet éclat qu’ils avaient toujours quand le les contemplais à la lumière spirituelle.
  

  
A plusieurs reprises, on me demanda d’actionner le régulateur de la lanterne de façon à laisser passer plus ou moins de lumière ; en le faisant, je constatai que la lanterne planait en l’air, sans point d’appui.
  

  
Quand la manifestation fut terminée, nous avons trouvé une feuille de papier sur laquelle était écrit :
  

  
« Cela aussi, mon enfant, est pour l’avantage de l’humanité. Ce n’est que dans ce but que je m’emploie et que je travaille. B. Franklin ». — (Dale Owen ; p. 394).

23janvier 1862. En face de la porte, apparut ma femme toute vêtue de blanc et entourée d’un voile bleu transparent... Elle avait au front une couronne de fleurs...
  

  
La lumière spirite projetait son faisceau lumineux sur toute sa forme en l’éclairant complètement ; nous la regardions avec un vif intérêt et plaisir, lorsqu’elle disparut soudain, rapide comme la pensée, en émettant un bruit semblable au sifflement du vent. On nous dicta : « Ce soir la saturation électrique est grande ; J’en ai profité pour vous montrer avec quelle célérité nous pouvons disparaître ». Un instant après, elle réapparut dans un aspect naturel et substantiel, comme auparavant. — (Sargent, p. 71).

15 février 1862. — Atmosphère humide et défavorable. Outre le médium et moi, assiste à la séance mon beau-frère, M. Groute, auquel la séance est consacrée d’une manière spéciale.
J’ai demandé des manifestations de force, et aussitôt nous avons reçu ce message : « Attention! Entendez-le; il arrive rapidement. Retirez vos mains de la table ». Immédiatement retentissait un épouvantable tapage métallique, qui ébranlait la maison de fond en comble. C’était comme un lourd tas de chaînes qui eût été lancé d’en haut, avec une violence forcenée sur la table. Le même bruit se répéta trois fois, avec une force toujours moindre. Après cela, une grande table de marbre très lourde commença à caracoler à travers la chambre ; une grosse caisse en fît autant. Un parapluie posé sur la table s’envola, en voltigeant dans la chambre et en touchant tantôt l’un, tantôt l’autre de nous, pour descendre ensuite entre les mains de M. Groute.
  

  
Ces manifestations de force avaient sans doute pour but de convaincre l’incrédule, nouveau venu, de la réalité de l’existence d’une puissance invisible autour de nous. En ce cas, le but fut atteint, car mon beau-frère avait pris toutes les précautions possibles pour se prémunir contre toute possible supercherie ; entre autre chose, il avait placé des cachets à la porte et à la fenêtre. — (Sargent, p. 73).

16 février 1862. — Vers la fin de la séance, l’esprit matérialisé de Benjamin Franklin écrivit ce qui suit sur une feuille de papier : « Mon enfant, en ce moment nos armes ont gagné une grande victoire ». Le lendemain, on apprit qu’au cours de cette même soirée, l’armée fédérale avait enfin prit d’assaut Fort Donaldson, sur le fleuve Tenessee. — (Sargent, p. 75).

22 février 1862. — Atmosphère humide ; conditions défavorables.
Après une demi-heure environ d’attente, une lumière cylindrique fort brillante, entourée de voiles, comme d’habitude, vint se poser sur la table ; près d’elle, apparut une tige avec deux roses ouvertes et un bouton, et des feuilles. Fleurs, feuilles, tiges semblaient parfaites. Ces roses furent rapprochées de mes narines. Je les trouvai parfumées comme des roses naturelles à peine cueillies ; leur parfum était même plus doux et plus délicat. Il nous a été permis de les toucher ; j’en profitai pour les examiner minutieusement. On nous dit alors : « Ayez soin de les manier avec précaution ».
  

  
Je remarquai que la tige et les feuilles étaient plutôt gluantes au toucher ; comme j’en demandai le motif, on me répondit que l’inconvénient provenait des conditions humides et impures de l’atmosphère. Ces fleurs furent tenues près, ou au-dessus, de la lumière, qui semblait avoir la propriété de leur rendre de la vitalité et de la substance, comme si elle les nourrissait ; le même pouvoir paraissait être conféré à la main qui les soutenait.
  

  
J’avais noté que toutes ces créations spirites semblent se former et persister aux dépens des réserves électriques contenues dans le globe lumineux ; on le déduisait du fait que, dès qu’elles commençait à perdre de leur consistance, on les portait en contact ou près de la source de lumière, après quoi elles récupéraient comme par enchantement la substance et la vitalité perdues.
  

  
Au moyen des coups on nous dicta : « Voyez comme elle se dissolvent rapidement ». La petite branche fleurie était là, tout près de la lumière ; nous vîmes les fleurs se plier, tout à coup, fanées, sur leurs tiges; ensuite fondre peu à peu comme la cire au feu, jusqu’à se dissoudre et disparaître en moins d’une minute.
  

  
Alors les coups épelèrent : « Voyez ; elles reviennent ! » Aussitôt un filament blanc apparut devant le cylindre et ce filament se développa rapidement en forme de branche ; après apparurent et se reformèrent les feuilles ; ensuite le bouton de rose et les roses: le tout d’une manière parfaite ; cela prit à peu près autant de temps que la dissolution. Le phénomène fut renouvelé à différentes reprises ; c’était un spectacle merveilleux. On nous promit de le reproduire à la lumière du gaz, dès que les conditions atmosphériques le permettraient. (Sargent ; p. 75).

25 février 1862. — Outre le médium, assistait à la séance, avec moi, M. Groute. La chambre où avait lieu l’expérience était contiguë à une autre beaucoup plus petite à laquelle on accédait par une petite porte à coulisse. La porte qui conduisait aux deux chambres, ainsi que les fenêtres, furent soigneusement cachetées par M. Groute...
  

  
Bientôt une lumière brillante s’éleva du sol, en permettant à moi-même et au médium de voir la forme d’un fantôme d’homme, debout près de nous. Tout d’abord, nous ne parvînmes pas à l’identifier, à cause de la grande quantité de voiles qui en entouraient la figure; mais peu après, nous pûmes nettement discerner les traits bien connus du docteur Franklin. M. Groute ne fut pas autorisé, pour le moment, à s’en approcher mais bientôt, les conditions de force s’étant améliorées, on plutôt les effets inhibitoires de sa présence ayant été surmontés en partie, on nous communiqua ce message :
  

  
« Mon cher ami, maintenant tu peux venir voir ». M. Groute s’approcha et se trouva ainsi à son tour en présence du fantôme... Quoique la lumière ne fût pas aussi parfaite qu’elle l’était auparavant, il le vit cependant assez bien pour reconnaître que les traits du fantôme étaient identiques à ceux du docteur Franklin, tel qu’il paraît dans le portrait original. Eu effet, même dans les conditions de lumière dans lesquelles on se trouvait alors, les yeux, les cheveux, les traits, l’expression de la figure, ainsi qu’une partie des voiles dont se drapait la fantôme, étaient nettement discernables. Néanmoins, l’affaiblissement soudain de la lumière avait été important, et ceci par l’effet de la présence contrariante de M. Groute ; chose curieuse et instructive en même temps.
  

  
Avec M. Groute dans la chambre, la lumière brillait de son éclat habituel ; mais s’il s’approchait, la lumière s’affaiblissait à mesure qu’il avançait ; par contre, elle redevenait brillante à mesure qu’il s’éloignait. Ce curieux phénomène démontre que la nature d’une personne vivante a une influence directe sur ces créations du monde invisible, et que cette influence agit parfois comme un élément perturbateur et neutralisant, sans d’autre motif de la part de la personne en question que la surprise, la crainte, ou une toute autre émotion dépendante d’une familiarité insuffisante avec les phénomènes médiumniques. (Sargent, p. 77).

3 novembre 1862. — Estelle apparut, le visage caché par ses cheveux dénoués ; pour voir sa figure, je les écartais moi-même de mes mains. Après cela, elle commença à s’élever lentement, jusqu’à ce que ses pieds atteignissent la hauteur de ma tête, sur laquelle elle passa en planant, pendant que les bords de sa robe flottante me frôlaient la figure et la tête. (Dale Owen, p. 395).

21 octobre 1863. — Ce soir- là, j’avais rapporté avec moi la lanterne sourde et, dès que la forme matérialisée d’Estelle parut, je projetai toute la lumière sur elle. Estelle tressaillit légèrement, mais resta immobile à sa place, en me laissant diriger le faisceau lumineux sur le visage, les yeux, la poitrine, les vêtements, partout. Quand je l’eus suffisamment examinée, elle disparut d’un coup. Peu après on dicta : « Ce n’est qu’au prix des plus grandes difficultés que je suis parvenue à me maintenir en forme durant quelque temps ». (Dale Owen, p. 396).
A propos de M. Groute, voici comment Dale Owen résume le compte rendu de deux séances auxquelles assistait ce témoin :

A la séance du
28 février 1863 (n° 346), était présent M. Groute, qui tenait les mains du médium. Le gaz une fois éteint, M. Livermore se sentit pousser par une grosse main contre le divan ; ensuite une lumière s’éleva du sol en montrant la figure du Dr Franklin, qui était au-dessus du divan. M. Groute la vit comme les autres et, dès qu’il put se convaincre qu’il s’agissait effectivement d’une forme humaine vivante, il courut à la porte pour s’assurer que personne ne l’avait ouverte. Après cela, il revint contempler la forme, dont il put palper les bords du vêtement.
  

  
Mais il avait un caractère d’un sceptique vraiment exagéré, et une semaine après, il demanda à assister à une autre séance pour tirer les choses au clair. Il voulut fermer lui-même les portes et les fenêtres ; en le faisant, il murmurait qu’il était bien décider à ne pas se laisser tromper davantage.
  

  
Cette fois, la forme de Franklin apparut beaucoup plus nette ; il tenait lui-même dans le creux de la main la lumière par laquelle il s’éclairait, comme s’il voulait montrer à l’incrédule « Thomas » qu’il était le premier à désirer de lui fournir les moyens de l’examiner d’une manière satisfaisante.
  

  
M. Groute qui, dès le début de la séance, gardait les mains du médium et celles de M. Livermore dans les siennes, s’approcha du fantôme, vit, toucha ; et comme l’apôtre Thomas, se déclara enfin convaincu. (Dale Owen, p. 393).
  

  
Le Dr Gray me raconta cette autre intéressante observation. Au cours d’une des dernières manifestations du docteur Franklin, celui-ci se présenta tout d’abord avec le visage imparfaitement formé, de manière qu’il paraissait n’avoir qu’un seul œil ; à la place de l’autre et de la joue existait une cavité informe qui conférait au visage un aspect passablement horrible. Le médium Kate Fox en fut si terriblement impressionnée, qu’il jeta des cris, en provoquant l’extinction immédiate de la lumière spirite qui éclairait l’endroit.
  

  
« Petite sotte — s’écria le docteur Gray en la prenant par les mains — ne comprends-tu pas que tu contraries ainsi l’expérience la plus intéressante du monde, celle de la matérialisation graduelle d’un esprit ? »
  

  
Cette interprétation philosophique du phénomène eut la vertu de calmer peu à peu la jeune fille en dissipant ses peurs superstitieuses ; aussi, cinq minutes après, la figure du docteur Franklin réapparut, cette fois d’une manière si parfaite, et avec une telle expression de calme digne et de bénignité dans le regard, que le médium fut le premier à s’écrier : « Oh, qu’il est beau ! » (Dale Owen, p. 407).

On pourrait citer encore quelques exemples de ce genre, mais je crois qu'il serait impossible de trouver un cas plus concluant, plus parfait comme preuve d'identité de l'apparition d'une forme matérialisée, que celui que nous présente l'apparition d'« Estelle », décédée en 1860, à son mari M. C. Livermore. Ce cas réunit toutes les conditions nécessaires pour devenir classique ; il répond à toutes les exigences de la critique. On peut en trouver le récit détaillé dans le Spiritual Magazine de 1861, dans les articles de M. B. Coleman, qui en tenait tous les détails directement de M. Livermore (ils ont été ensuite publiés sous forme d'une brochure intitulée Spiritualism in America, par Benjamin Coleman, Londres, 1861) et enfin dans l'ouvrage de Dale Owen, Debatable Land, qui en a emprunté les détails au manuscrit même de M. Livermore (Comme tous les détails qui se rapportent à ce cas sont précieux, j'ajouterai qu'on en trouvera encore de fort intéressants dans les années suivantes du Spiritual Magazine : l862, passim ; 1864, p. 328 ; 1865, p. 456 ; 1866, p. 34 ; 1867, p. 54, et 1869, p. 252. 
  

  
La matérialisation de la même figure a continué pendant cinq ans, de 1861 à 1866, durant lesquels M. Livermore a eu trois cent quatre-vingt-huit séances avec le médium Kate Fox et dont les détails ont été immédiatement enregistrés par M. Livermore dans un journal. Elles ont eu lieu dans une complète obscurité. M. Livermore était le plus souvent seul avec le médium, qu'il tenait tout le temps par les deux mains ; le médium était toujours à son état normal et témoin conscient de tout ce qui se passait. La matérialisation visible de la figure d'Estelle fut graduelle ; ce n'est qu'à la quarante-troisième séance que Liverœore put la reconnaître, au moyen d'un éclairage intense, de source mystérieuse, dépendante du phénomène et généralement sous la direction spéciale d'une autre figure qui accompagnait Estelle et l'aidait dans ses manifestations et qui se donnait le nom de Franklin (Benjamin Franklin, le célèbre homme politique et savant physicien américain, signataire du traité de l'indépendance des États-Unis et inventeur du paratonnerre ; d'après les traditions spirites, il fut l'initiateur de l'établissement des rapports réguliers entre ce monde et celui des invisibles et prit une part active dans le développement des différentes sortes de médiumnité au début même du mouvement spiritualiste.   
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MessagePosté le: Dim 9 Mai - 11:15 (2010)    Sujet du message: Publicité

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